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DISC de Marston
Proposer une nuance
MBTI

Comment savoir quel est son type MBTI ?

· 4 min de lecture

Personne écrivant dans un carnet, assise dans l'herbe

Comprendre son type MBTI demande de passer par trois étapes : connaître les quatre dimensions du modèle, répondre honnêtement au questionnaire, puis interpréter le résultat sans en faire une case définitive. Voici comment procéder, dans cet ordre-là — sauter une étape est la meilleure façon d’obtenir un résultat qui ne vous ressemble pas.

Comprendre les quatre dimensions avant de se tester

Avant de répondre à la moindre question, il vaut la peine de savoir ce qu’on mesure. Êtes-vous plutôt du genre à vous ressourcer seul ou entouré (extraversion, introversion) ? Vous fiez-vous davantage aux faits qu’à vos intuitions pour comprendre une situation (sensation, intuition) ? Tranchez-vous sur des critères objectifs ou en tenant compte des personnes concernées (pensée, sentiment) ? Préférez-vous organiser à l’avance ou garder de la marge pour vous adapter (jugement, perception) ? Ces quatre questions, une fois posées consciemment, rendent le résultat du test beaucoup plus lisible.

Se poser ces questions à tête reposée, avant même d’ouvrir le questionnaire, change souvent la lecture du résultat final. Beaucoup de gens découvrent qu’ils se situent clairement sur certaines dimensions et beaucoup plus au milieu sur d’autres, ce qui est normal : le MBTI simplifie en quatre lettres une réalité plus nuancée.

Passer le test et lire son résultat

Une fois ces dimensions comprises, l’étape suivante est le questionnaire lui-même : une série d’affirmations auxquelles vous répondez selon votre fonctionnement spontané, pas selon l’image que vous voudriez donner. Il existe des versions gratuites en ligne et des versions administrées par un professionnel formé à l’outil — les secondes sont généralement plus fiables, notamment parce qu’elles sont suivies d’un temps d’échange sur le résultat.

Si votre entreprise vous propose de passer le test dans le cadre d’une formation, profitez du temps d’échange collectif qui suit généralement : c’est souvent là, en comparant les résultats avec des collègues, que la théorie devient concrète.

Le résultat prend la forme d’un code à quatre lettres, par exemple ESFP ou INFP. Chaque lettre correspond à votre préférence dominante sur l’une des quatre dimensions. Rien n’empêche d’être proche du milieu sur une dimension donnée : le test force une réponse binaire, mais dans la réalité, beaucoup de gens naviguent entre les deux pôles selon les situations.

Interpréter sans s’enfermer dans une case

Chaque type a des tendances, pas des règles absolues. Un profil INFP a plutôt tendance à être réservé, à se fier à son intuition et à ses valeurs, et à préférer un cadre flexible — mais ça ne veut pas dire que toute personne INFP se comporte de cette façon en toute circonstance.

L’erreur la plus fréquente que je vois, en coaching, c’est de transformer un résultat de test en justification permanente : « je suis introverti, donc je ne peux pas prendre la parole en réunion ». Le type MBTI décrit une préférence naturelle, pas une limite infranchissable, et confondre les deux revient à se priver soi-même d’options qui restent parfaitement accessibles.

Utiliser son type sans le laisser décider à votre place

Connaître son type peut éclairer un choix de carrière ou une manière de travailler, mais ça ne doit jamais le remplacer. Un ESFP peut très bien s’épanouir dans un poste analytique s’il y trouve du sens, même si ce n’est pas le chemin le plus « naturel » pour son profil. Traiter le MBTI comme une prescription plutôt que comme un éclairage, c’est lui faire porter plus qu’il ne peut porter.

Je le vois souvent avec de jeunes cadres qui hésitent à viser un poste de management parce que leur profil MBTI les décrit comme plus à l’aise en retrait qu’en représentation. Le trait existe, mais il ne ferme aucune porte : il indique simplement où se trouvera l’effort d’adaptation, pas une impossibilité.

Vérifier son type quand on hésite entre deux lettres

Il arrive souvent qu’une dimension se joue à peu de chose. Dans ce cas, le résultat brut mérite d’être vérifié plutôt que cru sur parole, et trois réflexes aident.

Relisez d’abord la description des deux pôles concernés, pas seulement celle que le test vous a attribuée. Celle qui met légèrement mal à l’aise est souvent la bonne : elle décrit un fonctionnement qu’on préfère ne pas s’avouer.

Confrontez ensuite chaque hypothèse à trois situations récentes et précises, une réunion difficile, un imprévu, une décision prise seul. Une préférence de fond se repère mieux dans des faits datés que dans une définition abstraite.

Méfiez-vous enfin du réflexe qui consiste à répondre en version professionnelle. Beaucoup de gens décrivent au questionnaire le collaborateur qu’ils s’obligent à être au bureau, pas la personne qu’ils redeviennent dès que rien ne les y oblige.

Si c’est votre comportement au travail qui vous intéresse

Le MBTI répond à la question « quelle est ma personnalité de fond ». Si la question qui vous intéresse est plutôt « comment est-ce que je me comporte, concrètement, en réunion ou sous pression », le modèle DISC de Marston est un outil plus directement actionnable. Pour aller plus loin sur le déroulé pratique d’un test MBTI, cet article détaille la démarche pas à pas, et un test DISC vous donnera un résultat exploitable dès la première lecture.