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DISC de Marston
Et si un autre regard faisait la différence ?
Coaching

Le DISC et le coaching d'équipe

· 4 min de lecture

Deux collègues au travail, l'un devant un tableau blanc, l'autre sur son ordinateur

Une réunion d’équipe qui déraille a presque toujours la même origine : deux styles de communication qui se percutent sans que personne ne comprenne pourquoi. Le collègue qui veut trancher tout de suite face à celui qui a besoin de creuser chaque option avant de se prononcer. Celui qui embraie sur les idées à voix haute face à celui qui préfère les mûrir seul avant d’en parler. Le DISC ne résout pas ces frictions par magie, mais il donne à l’équipe un vocabulaire pour les nommer — et c’est déjà la moitié du chemin.

Quatre façons de fonctionner, pas quatre catégories de personnes

Le modèle DISC distingue quatre grandes tendances comportementales : Dominance, Influence, Stabilité, Conformité. Un profil à dominante D avance vite, tranche, et s’impatiente devant les tours de table interminables. Un profil I anime, motive, et a besoin d’être entendu pour rester engagé. Un profil S recherche la stabilité, la loyauté au groupe, et digère mal les changements annoncés sans explication. Un profil C veut de la rigueur, des faits, une méthode claire avant de s’engager sur quoi que ce soit.

Aucune équipe n’est composée d’un seul profil — et c’est tant mieux. Une équipe uniquement D avance vite mais s’épuise en conflits de pouvoir. Une équipe uniquement C ne décide jamais sans avoir vérifié trois fois. C’est le mélange qui fait la force d’un collectif, à condition que chacun comprenne pourquoi l’autre fonctionne différemment de lui.

Un exemple qui revient souvent

Un chef de projet à forte Dominance annonce en réunion qu’il faut changer d’outil la semaine prochaine. Silence dans la salle. Pour lui, c’est une évidence qui ne demande pas de débat. Pour le collègue à profil Conformité, c’est une décision prise sans données, sans plan de bascule, presque hasardeuse. Pour le profil Stabilité, c’est un changement de plus qui arrive sans qu’on lui laisse le temps de s’y préparer. Personne n’a tort. Chacun réagit avec la grille qui est la sienne — et sans le DISC, cette réunion se termine en non-dit, pas en désaccord assumé.

Ce qu’un coach travaille concrètement avec une équipe

Le coaching d’équipe ne se limite pas à faire passer un test DISC à tout le monde et à en discuter une fois. C’est un accompagnement qui porte sur plusieurs terrains à la fois.

  • La communication : donner à chacun les moyens de reconnaître, dans l’instant, le profil de la personne en face — pas pour la catégoriser, mais pour ajuster la façon de lui parler.
  • Le leadership partagé : aider les profils plus discrets, souvent S ou C, à prendre leur place dans les décisions, sans que les profils D ou I n’occupent tout l’espace de parole par défaut.
  • La motivation : les leviers ne sont pas les mêmes pour tout le monde — reconnaissance publique pour l’un, autonomie pour l’autre, stabilité du cadre pour un troisième.
  • La résolution de tensions : repérer, avant qu’un conflit n’éclate, les frictions qui viennent d’une simple différence de style plutôt que d’un vrai désaccord de fond.

DISC et intelligence émotionnelle, deux outils qui se complètent

Le DISC dit comment quelqu’un a tendance à se comporter. Il ne dit rien de sa capacité à reconnaître ses propres émotions ou celles des autres dans l’instant — c’est le terrain de l’intelligence émotionnelle. Les deux se travaillent ensemble en coaching d’équipe : le DISC donne la carte des styles, l’intelligence émotionnelle donne la capacité à s’ajuster en temps réel, pas seulement en théorie entre deux réunions.

Les erreurs qui font rater l’exercice

Trois travers reviennent régulièrement quand une équipe découvre le DISC.

Le premier : faire passer le questionnaire, distribuer les rapports, et ne plus jamais en reparler. Un profil qui reste dans un tiroir ne change rien au fonctionnement du groupe ; c’est la restitution collective, puis les rappels en situation réelle, qui font le travail.

Le deuxième : transformer la lettre en excuse. « Je suis D, c’est comme ça » ferme la discussion au lieu de l’ouvrir. Le modèle décrit une tendance de comportement dans un contexte donné, pas une nature figée — Marston décrivait en 1928 des réactions à un environnement, pas des catégories de personnes, comme le rappelle ce qu’il a réellement écrit.

Le troisième : s’en servir pour décider à la place des gens. Un profil DISC n’a rien à faire dans une décision de promotion ou dans une évaluation annuelle : il éclaire une relation de travail, il ne mesure ni la compétence ni la performance.

Ce que ça change, sur la durée

Une équipe qui a travaillé ses profils DISC ne devient pas parfaite du jour au lendemain. Ce qui change, très concrètement : les réunions se terminent avec des décisions assumées plutôt que des silences polis, les désaccords se disent avant de pourrir en tension larvée, et les nouveaux arrivants comprennent plus vite la dynamique du groupe parce qu’elle est nommée plutôt que subie.

Si le sujet, dans votre cas, porte plutôt sur un seul dirigeant que sur toute une équipe, l’angle est un peu différent — voir le coaching de dirigeant avec le DISC. Et si vous cherchez d’abord à savoir si ce type d’accompagnement vaut le coût pour votre équipe, la réponse est détaillée dans pourquoi faire un coaching d’équipe.